Lors d’un feu de forêt, chaque minute compte.
Le vent, la sécheresse et le relief peuvent transformer un départ de feu en incendie majeur.
Pour intervenir rapidement, il faut pouvoir :
Plusieurs technologies permettent aujourd’hui de surveiller les forêts. Elles ne répondent toutefois pas aux mêmes besoins.
Une détection précoce des feux de forêt réduit le délai entre le départ du feu et l’intervention des secours.
Elle permet de :
Pour être efficace, un système de surveillance doit couvrir une grande surface. Il doit aussi fonctionner de jour comme de nuit et limiter les angles morts.
Les caméras fixes sont installées sur des tours, des pylônes ou des points hauts.
Elles permettent de surveiller une zone en continu. Certaines utilisent une intelligence artificielle pour détecter automatiquement une fumée.
Leur principale limite reste leur position fixe.
Le relief, les arbres et les bâtiments peuvent masquer certaines zones. Il faut alors installer plusieurs caméras pour couvrir un grand territoire.
Les caméras thermiques détectent les différences de température.
Elles peuvent repérer :
Cependant, une source de chaleur n’est pas toujours un feu. Une image thermique doit donc être associée à une caméra visible et vérifiée par un opérateur.
Les drones offrent une vue aérienne précise et mobile.
Ils peuvent être utilisés pour :
Leur autonomie reste toutefois limitée. Ils doivent revenir au sol pour recharger ou remplacer leurs batteries.
Les drones sont donc adaptés aux missions ponctuelles, mais moins à une surveillance constante pendant plusieurs heures.
L’intelligence artificielle peut analyser les images des caméras.
Elle recherche notamment :
L’IA aide les opérateurs à détecter plus rapidement un événement. Elle ne remplace pas la validation humaine.
Pour réduire les fausses alertes, il est utile de croiser les images visibles, les données thermiques et les conditions météorologiques.
Entre les caméras fixes et les missions ponctuelles des drones, une autre solution existe : la surveillance aérienne persistante.
Elle consiste à maintenir des caméras en hauteur pendant une longue durée.
Cette approche permet :
Le dispositif peut être installé près d’un massif forestier, d’une zone habitée ou d’un site industriel exposé aux incendies.
Horus est un ballon captif autonome développé par Lium.
Relié au sol par un câble, il peut être alimenté en continu. Il n’a donc pas besoin de revenir régulièrement au sol pour changer de batterie.
Horus combine deux avantages :
Horus peut embarquer plusieurs technologies de détection :
Depuis les airs, Horus peut surveiller plusieurs milliers d’hectares et transmettre les images directement aux opérateurs.
Horus ne sert pas uniquement à détecter une fumée.
Il permet également de :
Sa présence aérienne continue permet de conserver une vue globale de la situation.
Cette surveillance peut compléter les satellites, les caméras fixes, les drones et les équipes au sol.
La caméra visible permet de repérer les fumées pendant la journée.
La caméra thermique complète cette surveillance la nuit. Elle aide aussi à identifier les points chauds après l’extinction apparente du feu.
Horus peut ainsi maintenir une surveillance sur une longue durée, y compris pendant les phases sensibles de reprise.
Il n’existe pas une solution unique.
Le choix dépend :
Les satellites offrent une vision globale. Les caméras fixes surveillent des points précis. Les drones réalisent des inspections ponctuelles.
Horus complète ces technologies avec une surveillance aérienne mobile, locale et continue.
Son objectif est simple :
détecter plus tôt, confirmer plus vite et surveiller plus longtemps.
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